Il est utile pour tous ceux qui décident d'acheter une vieille maison ou qui réalisent cet achat de savoir quel engagement ils prennent. La découverte d'une construction et sa réabilitation nécessitent quelques connaissances de base indispensables à la compréhension de l'édifice et de son mode de construction. Lorsque les travaux commenceront - que vous les réalisiez vous même ou les fassiez faire - l'apprentissage de termes techniques vous sera indispensable pour vous permettre de dialoguer avec les artisans ou les fournisseurs de matériaux et de vous faire comprendre auprès d'eux.
Si vous réalisiez vous même les travaux - avant toute intervention importante - il vous sera aussi nécessaire de connaître les éléments de l'ouvrage et ses méthodes de construction avant de le réparer ou de le modifier.
C'est pourquoi il nous a paru utile d'élaborer cette fiche technique qui, nous l'espérons, vous apportera certaines informations que vous recherchez. Nous y avons présenté un petit glosssaire qui rend plus compréhensible des termes architecturaux couramment employés en maçonnerie.
Tout d'abord entendons-nous sur les termes qui concernent ce que nous allons faire :
rénover? retaper? réhabiliter? restaurer? Le dictionnaire va nous venir en aide pour definir ces mots :
· retaper : "réparer, arranger grossièrement; redonner superficiellement un aspect neuf, net, à quelque chose" (Le Petit Robert) · rénover : "remettre à neuf' (Le Petit Robert) C'est donc faire du neuf, avec du vieux, c'est-à-dire, de grandes fenêtres, horizontales de préférence, de grandes baies vitrées, des volets roulants, aligner tous les linteaux, couper toute pierre qui dépasse, enduire avec un enduit étanche, à l'intérieur construire une "seconde maison", bien isolée de la vraie, par des contre-cloisons, des dalles à l'étage, égaliser les angles des ébrasements, etc, on pourrait prolonger la liste!...
Bref, ôter tout ce qui constitue la personalité, l'originalité, la subtilité d'une maison, aussi modeste soit-elle. Autant dire : massacre à la tronçonneuse!
· restaurer : "réparer, en respectant l'état primitif, le style" (Le Petit Robert) . C'est aussi un choix résolu de respect sans condition...
· réhabiliter : c'est une restauration qui associe le respect de l'architecture initiale, des techniques traditionnelles, des matériaux du pays, avec les contraintes contemporaines qui sont les nôtre, qu'il faut intégrer avec soin et discernement: par exemple le chauffage, la lumière. Ce peut-être le percement d'ouvertures supplémentaires au Nord, mais de dimensions modestes et raisonnées, dans les mêmes proportions que les autres, avec l'utilisation d'huisseries bois, de volets bois, de la couleur coutumière.
La réhabilitation demande du temps, demande de prendre son temps. S'il n'y a qu'un seul conseil à donner, c'est celui-là : prendre son temps...
Restaurer c'est respecter
Avant d'entreprendre la restauration: Prendre son temps pour observer la maison, pour voir les maisons de même époque, en état d'origine, et même en ruines, dans le pays (elles serviront de référence) , pour analyser les besoins et les faire cadrer avec la maison à restaurer, pour établir un plan d'ensemble.
Conserver tous les matériaux: pierres, tuiles, menuiseries, ferrures, poutres ou vieux bois ...pour les réutiliser ou s'en servir comme modèles. Signifier clairement aux artisans qui vont intervenir votre volonté de conserver tous les éléments constitutifs de la maison à restaurer.
Savoir que, pour mener à bien une restauration réussie, il faut un "chef d'orchestre" compétent...et vigilant.
La logique de construction d’un édifice impose au bâtisseur de commencer par les murs. Bien que cette façon de procéder soit bannie de nos jours pour certains types de maisons dites “industrielles” où la toiture est pratiquement montée avant les murs, la pratique traditionnelle commence toujours par l’édification des murs. Là encore, de nos jours, le ciment et ses dérivés (parpaings, béton), ont uniformisé les types de maisons au point de les rendre similaires les unes aux autres.
Il en va tout autrement pour nos maisons paysannes qui étaient élaborées à partir des ressources locales que la nature fournissait en quantité suffisante : pierre, terre, bois. A partir de ces éléments l’ingéniosité humaine a élaboré des formes diverses adaptées aux besoins, qui font le charme et l’originalité de nos campagnes et surtout offrent une variété d’édifices dont les volumes, les formes et les couleurs ne se démodent pas avec le temps.
Partons donc à la découverte de nos murs. Notre intention est de donner des bases de connaissances à ceux qui découvrent leur logis, et surtout de leur fournir des informations qui les guideront plus judicieusement dans leur restauration...
La diversité des matériaux, des mises en œuvre et des situations étant l'une des caractéristiques du bâti, il est évident que chaque mur est particulier. Toute intervention dans la maçonnerie ne doit donc être décidée qu'après un examen méticuleux de son état et après mûre réflexion.
Disons d'emblée qu'un mur de moellons devient un simple tas de cailloux, là où il était pour ainsi dire l'œuvre d'art d'un maçon, et il est presque impossible à remonter une fois mis par terre. Sa démolition ne doit donc se faire que s'il n'y a vraiment aucune autre solution. Il faut savoir aussi qu'un air penché ou un léger ventre n'est pas synonyme de catastrophe, et que la solidité du mur est fonction de la verticale appliquée au centre de gravité par rapport à la base, de son épaisseur, de la liaison de ses éléments et de la solidité de l'ensemble des éléments de la construction.
Si une reprise de mur en pierre s'avère malgré tout nécessaire, il faut utiliser de préférence le même matériau, dans les mêmes dimensions, avec des joints de même épaisseur que ceux d'origine, avec un mortier de pause en retrait du mur pour recevoir une finition identique au reste de la façade ancienne.
Si c'est un mur de pierre sèche, la remise en état demande encore plus d'attention, vu l'ancienneté dont il est le témoignage et le fait qu'il réclame une technique très sûre, puisque sans liant, sa solidité dépend de l'équilibre entre les pierres et d'un calage extrêmement soigneux.
S'il s'agit de mettre au jour un mur adossé(appuyé à un talus), il faut le dégager assez loin afin que les engins de terrassement n'accrochent pas des pierres, à cheval entre le mur et la terre. Il faut s'assurer que l'absence de la terre où s'appuyait le mur ne compromet pas la solidité de l'édifice et il faut protéger cette partie de mur qui est maintenant exposée aux intempéries.
Les ventres, fissures et affaissements peuvent être causés :
• par l'eau qui s'infiltre (par le haut, latéralement, par remontées, par des installations défectueuses),
• par une mauvaise répartition des charges (toiture mal conçue ou mal transformée[exemple : un entrait repoussé trop haut], charges d'exploitation [exemple : coulage d'une dalle à l'étage]
• par un affaissement du sol (dû à l'hétérogénéité du sol dès l'origine, à des modifications importantes de l'environnement immédiat),
• par la modification de la teneur en eau du mur (causée par des années de sécheresse consécutives, des enduits hydrofuges, desinondations, des isolations extérieures), enfin,
• par la présence excessive de végétation ou de faune.
Déterminer les causes des désordres est par conséquent impératif afin d'y apporter le remède qui convient.
La construction d'un mur de briques s'apparente à celle d'un mur de moellons. Les éléments manufacturés en facilitent l'appareillage et en limitent les désordres. Certaines briques de moins bonne qualité peuvent cependant s'effriter et nécessiter d'être remplacées. Il faut surtout veiller à préserver à tout prix l'élément décoratif, quelquefois précieux, que ce matériau a permis d'obtenir.
Un peu de vocabulaire pour mieux comprendre :
Certains mots ont déjà été définis au début de l'article :
- Parement : ce mot désigne la face visible du matériau constituant la maçonnerie et qui est “parée” c’est à dire, aplanie, dressée, traitée avec plus ou moins de soin selon l’outil utilisé et la finition que l’on veut lui donner.
- Moellon : pierre de petite et moyenne dimension non taillée ou partiellement taillée.
- Une pierre est dite panneresse lorsqu’elle est placée longitudinalement dans le mur (dans la longueur du mur). par contre les parpaings sont les pierres en saillie, qui traversent le mur de part en part, assurant ainsi la cohésion des deux parements. Notons que les agglomérés de ciment que l'on trouve sous ce nom, ont emprunté ce terme à la pierre.
- Une pierre en boutisse est une pierre placée perpendiculairement dans un mur dans le sens de sa longueur et dont on ne voit que la largeur.Sa longueur est inférieure à l'épaisseur du mur. Elle sert à renforcer la solidité de la construction.
- De plus, pour assurer la bonne stabilité d'un mur on lui donne du “fruit”. Le fruit d’un mur est son obliquité par rapport à la verticale, au fur et à mesure que la muraille s’élève, l’épaisseur diminue. Le fruit - très utilisé jusqu’au XIX° siècle - se mesure avec un fil à plomb.
- lit : les lits constituent les faces opposées, en général horizontales et dressées. On distingue le lit de pose ou lit inférieur et le lit d’attente, face vue du dessus sur laquelle s’étalera le mortier.
- Mortier : mélange de granulats : sable, gravier, de liant : ciment, chaux et d’eau pour lier les pierres d’une construction. Le gâchage consiste à mélanger les différents composants du mortier.
Pour les murs en calcaire tendre, souvent en tuffeau, il est difficile de faire une synthèse tant les types de pierres sont différents et avec eux les techniques de mise en œuvre. Chaque carrière a une pierre sensiblement, voire fondamentalement différente. La plupart des gens se représentent le calcaire comme une pierre très tendre, donc très friable, mais il ne faut pas perdre de vue que les marbres sont des calcaires et donc des pierres très dures, puisqu'ils peuvent prendre le poli.
Les techniques utilisées sont :
• des murs en pierre de taille sur toute l'épaisseur,
• des murs avec parement en pierre de taille et intérieur en moellons,
• une ossature composée de chaînes d'angle, moulures, entourages d'ouvertures en pierres de taille et remplissage en moellons,
• des murs avec pierres et briques de terre cuite alternées,
• ou des murs de faible épaisseur en carreaux de pierre tendre servant de séparation entre les pièces.
Généralement, différentes qualités de pierres étaient utilisées selon la fonction de la partie de l'ouvrage. Ainsi, les pierres demi-dures étaient utilisées pour les moulures et les jambages, les pierres froides, très dures, pour les parties en rejaillissement, les pierres non gélives pour les parties très exposées aux intempéries, et les pierres tendres pour les tapisseries en remplissage. Sachant que la pluie pénètre assez profondément dans le tuffeau, qu'elle s'écoule verticalement jusqu'au sol et que tout ce qui pourrait entraver ce cheminement serait une faute grave, aucune pierre ne doit s'interposer dans le remplissage.
Ce qu'il faut éviter !...
Quelques règles de construction restent communes à tous ces types de pierre. Ainsi, à la sortie de la carrière, la pierre doit être ressuyée, c'est-à-dire déchargée de son eau de carrière. Il faut utiliser des pierres compatibles entre elles et employer un mortier de construction approprié, comme un mortier de chaux aérienne, mais rien ne saurait remplacer la terre de nos anciens qui nous ont fait parvenir des murs plusieurs fois centenaires. Sur les parties horizontales exposées aux intempéries, une pièce de plomb ou de zinc doit protéger les parties les plus tendres.
Enfin, toutes ces pierres s'auto protègent. Beaucoup durcissent au contact de l'air, et la majorité se couvre d'une couche de calcin, pellicule cristallisée, sorte de peau qui devient une protection naturelle qu'il importe de ne pas détruire. Certains ravalements, trop agressifs, tel que sablage ou lavage à trop haute pression, sont plus néfastes que positifs pour la conservation de ces ouvrages.
Les trous de boulins.
Cet élément d’architecture qui suscite parfois la curiosité est un intéressant détail qui participe déjà d'une approche respectueuse du bâti ancien, car il est la trace tangible de la construction même de ce bâti. Il s'agit de trous, ouverts (c'est pourquoi ils sont intéressants car parfaitement repérables), régulièrement espacés, et distants en hauteur d'un bon mètre. Ces trous servaient, au moment de la construction, à glisser un boulin, ou pièce de bois qui dépassait de chaque côté du mur, de quoi soutenir un plancher pour le travail; des éléments verticaux de bois, fixés en bout du boulin, complétaient l'édifice. A la fin des travaux, le tout était démonté, et les trous rebouchés, mais d'une simple pierre verticale de chaque côté. C'était donc l'échafaudage, tout simple, de l'époque. On en rencontre toujours dans les pays pauvres.
Quel intérêt aujourd'hui? Un trou de boulin peut s'avérer être extrêmement utile pour une évacuation d'air : hotte, sèche-linge, etc. Notons que de nombreux ouvrages ont tendance à baptiser des trous de pigeon "trou de boulin". Ceci nous semble une erreur. Le trou est tout droit dans l'épaisseur du mur, alors qu'un trou de pigeon comporte un renflement servant d'abri à celui-ci.
Les pierres passantes.
Interprétations pseudo-techniques:
-points d’appui pour la pose d’échafaudages? (un échafaudage nécessite un encastrement et non une saillie)
- pierres d’attente pour l’ancrage d’un bâtiment mitoyen? (la saillie est trop faible et ne se justifie pas sur une façade)
- autres interprétations : manifestation d’un souci esthétique, d’un signe extérieur de richesse, d’un droit “à la bouteille”, d’un coup à boire? signe que le propriétaire a payé la partie construite et a donné un “coup à boire” en guise de remerciement?
En fait le plus sûrement c’est que......le rôle des pierres passantes dans le renforcement de la solidité des maçonneries de blocage entre deux parements, apparaît clairement lorsque de telles maçonneries sont vues en coupe. Ces pierres correspondent à des boutisses parpaignes qui, en reliant les deux parements entre eux, les empêchent de s’écarter l’un de l’autre, et qui, en distribuant de façon égale le poids des assises supérieures sur les parements sous-jacents, maintiennent le mur en équilibre. Sans ces boutisses parpaignes, il faudrait donner aux murs plus d’épaisseur à la base et un fruit plus marqué. Dès lors, on comprend que, dans les maçonneries les plus élaborées, ces parpaings soient placées selon un espacement régulier dans une même assise et que, d’une assise à l’autre, elles soient décalées à la manière d’un dispositif en quinconce.
Autres types de pierres passantes :
- support de treille (rôle parfois rempli par des ossements de boeuf (St Maixent, Azay-le-Brûlé et Thouars)
- consoles de chéneaux (gouttières)
- pierres d’envol (sous les trous des pigeonniers)
- protections d’about de poutre (pour protéger des poutres de plancher ou des pannes de toiture de la pluie)
- contrepoids de corbeaux de cheminée
- brise-jet sous la pierre d’un évier
En conclusion, compte tenu de leur rôle dans la solidité d’un mur et de l’animation qu’accessoirement elles peuvent créer sur une paroi aveugle, les boutisses saillantes méritent d’être conservées telles quelles lors de toute restauration, de tout ravalement ou recrépissage.
Quelques conseils....
L’entretien des murs de moellons montés à la terre est important. Ceux-ci allient de nombreuses qualités (souplesse, esthétique, isolation) et sont solides à la condition d’être hors d’eau, comme les murs en terre crue auxquels ils s’apparentent. Dans tous les cas, il faut employer de la chaux de construction pour intervenir sur les vieux murs qui sont souples et déformables. Le ciment est proscrit dans ce type d’ouvrage. Il est trop rigide et cassant pour absorber les déformations. Son usage crée des points durs dans la maçonnerie et entraîne de nouvelles fissures.
Démolition
Lorsqu’on est amené à démolir un bâtiment ancien, il faut essayer de récupérer le plus d’éléments possibles. Trop de pierres de construction, déjà parées, sont utilisées en remblai ou pour reboucher les chemins, alors qu’on en a besoin pour la maçonnerie. Une partie de charpente est récupérable de même, certaines menuiseries et surtout la serrurerie, aujourd’hui introuvable, sinon hors de prix.
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Descriptif des parties architecturales d'une maison :
I-mur gouttereau : mur qui reçoit l'égout du toit.
2-mur pignon: couronnement triangulaire d'un mur portant la couverture.
3-chaînage : chaîne constituée de bois, de pierre ou de brique qui structure et consolide la maçonnerie verticalement et horizontalement. (ex: pierres renforçant l'angle d'un mur ou couronnant la partie supérieure d'un mur sur toute sa longueur).
4-linteau : traverse formant la partie supérieure d'une baie. Appelé aussi "palantrage" en Poitou.
5-égout du toit: le bas du toit; l'endroit où le toit s'égoutte.
6- tuiles faîtières: tuiles courbes destinées à recouvrir le faîte d'un toit ou d'un mur.
7- souche de cheminée: partie du conduit de cheminée qui sort au dessus de la toiture.
8- solin: raccord de mortier assurant l'étanchéité (solin de cheminée, d'arêtier, de noue).
9-rive: bord latéral d'un versant de toiture.
10-lucarne à capucine: lucarne à trois pans.
ll-jouée de la lucarne: côté d'une lucarne.
12-noue: angle rentrant formé par la rencontre de deux versants d'une toiture.
13- arêtier: arête de l'angle saillant formé par la rencontre de deux versants d'une toiture.
14- pierre à eau ou queue du bac: bloc de pierre taversant le mur servant d'évier à l'intérieur et découlement de l'eau usée à l'extérieur.
15- boulite: ouverture de forme variable (carrée, ovale, ou ronde) permettant l'éclairage d'une partie de la maison. Sert aussi à regarder dehors sans être vu!
16-jambage: parties de mur situées de part et d'autre d'une baie,qui supportent le linteau.
Eléments constitutifs d'une charpente
a: entrait : pièce de bois horizontale reliant deux arbalétriers.
b: arbalétrier : pièce de bois oblique assurant la triangulation d'une ferme. S'assemble à la base dans l'entrait, au sommet dans le poinçon.
c: poinçon : pièce de bois verticale où s'assemblent les arbalétriers, qui va du faîtage à l'entrait.
entrait, arbalétrier et poinçon assemblés forment une ferme, destinée à soutenir les pannes, lorsque la portée est trop importante entre deux murs.
d:contrefiche : pièce de bois reliant le poinçon à l'arbalétrier..
panne : pièce de bois horizontale reposant sur les murs pignons ou de refend et les fermes et supportant les chevrons. La panne sablière (g) est située sur le sommet du mur, la panne faîtière (e) supporte le faîtage, la panne intermédiaire est située entre les deux (f). Cette dernière est souvent maintenue en place par un coin triangulaire de bois appelé "échantignolle" .
e: panne faîtière, f: panne intermédiaire, g: panne sablière
h: chevron : pièce de bois de la longueur du rampant, reposant sur les pannes pour recevoir la couverture. Le rampant désigne un pan de toiture ou la bordure d'un pignon.
i: tasseau ou latte : pièce de bois de petite section de la longueur du rampant destinée à recevoir les tuiles munies de crochets.
j: voliges: planches couvrant toute la toiture sur lesquelles sont posées, clouées ou accrochées les tuiles (tuiles canal, tuiles plates, tuiles mécaniques, ardoises)
D'autres mots souvent entendus sont aussi susceptibles de définitions:
allège: partie de mur moins épaisse, située sous l'appui d'une fenêtre ou dans le fond d'un placard ou d'une niche.
appareil: façon dont sont disposées les pierres de la maçonnerie.
bâti: partie fixe de la menuiserie, scellée dans le mur, appelée aussi dormant.
beurré: joint plein recouvrant largement les vides entre les moellons.
blocage: masse de matériaux tout venant qui remplit les vides entre deux parements.
boulin: trou laissé dans un mur par un support d'échafaudage. Appelé aussi en Poitou "trou de chafauds"
Calcin: croûte plus dure que la pierre qui se forme à la surface du calcaire après l'extraction.
Des nettoyages trop brutaux éliminent le calcin et fragilisent la pierre.
corbeau: pièce de pierre, brique ou bois placé en porte-à-faux dans un mur qui joue un rôle de console.
coyau : incurvation concave donnée au toit au voisinage de l'égout.
crapaudine: plot métallique creux scellé dans la maçonnerie pour recevoir le pivot d'une porte.
fruit: un mur a du fruit lorsqu'il est plus épais à la base qu'au sommet. L'un de ses parements au moins est incliné.
moellon: pierre de construction de petit format dont les faces sont, le plus souvent, très sommairement dressées.
mortier: mélange de liant, de sable et d'eau qui sert à maçonner. Appelé souvent par les maçons "colle" - Le liant est un composé minéral- chaux, ciment, plâtre - qui provoque le durcissement d'un mortier.
nu : d'un mur, d'une couverture -leur surface prise comme point de repère par rapport à des éléments saillants, rentrants, ou au "même nu", au même niveau.
parement: en maçonnerie, face extérieure d'un mur, surtout lorsqu'elle est destinée à être vue sans enduit.
pureau : en couverture, partie visible d'une tuile, d'une ardoise, l'autre partie est en recouvrement.
poutraison: ensemble des poutres et solives constituant le plancher.
refend :mur porteur formant séparation à l'intérieur d'un bâtiment.
solive: en charpente - poutre de section moyenne supportant le plancher. Les solives vont de mur en mur ou s'appuient sur des poutres maîtresses de forte section.
tableau: en maçonnerie - dans les ouvertures, surface du mur comprise entre le nu extérieur de la maçonnerie et l' ébrasement. Parois latérales encadrant une baie de porte ou de fenêtre.